LA BALANCE
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L’acte volontaire

Au lendemain du drame, l’enquête s’intéresse à deux explications plausibles:

–   un acte terroriste
–  le suicide d’un des pilotes

La désactivation du système ACARS et la trajectoire de l’avion laissent supposer un acte volontaire.

En effet dès le 17 mars, les données des radars militaires malaysiens sont rendues publiques et surprennent l’opinion publique dévoilant un parcours maitrisé et contrôlé depuis le cockpit ou à distance.

Changement de cap 1

 

On découvre la suite du parcours du vol MH370 qui abandonne son plan de vol pour longer dans un premier temps la frontière entre la Malaisie et la Thaïlande.

 

Il vire ensuite à droite en direction de la mer d’Andaman en longeant cette fois la frontière entre la Malaisie et l’Indonésie.

Changement de cap 2

Cette trajectoire démontre que le vol MH370 était commandé depuis le cockpit (ou à distance) par un pilote expérimenté. Selon plusieurs professionnels, cette maitrise du cap en suivant les frontières visait à ne pas violer les espaces aériens limitrophes suggérant ainsi une volonté de rester le plus invisible possible.

Les passagers clandestins:

Dans un premier temps, les enquêteurs étudient la liste des passagers. Plusieurs éléments troublants les attirent.

Deux noms suspects:

  • Kozel Christian (de nationalité autrichienne) et
  • Maraldi Luigi (de nationalité italienne)

Ils ne sont jamais montés à bord. Quelques jours avant leur départ, leurs passeports avaient été volés en Thaïlande. Rapidement, les enquêteurs retrouvent les identités des deux passagers iraniens clandestins:

  • Pouria Nour Mohammad,19 ans, et
  • Seyed Mohammed Rezar Delawar, 29 ans

Les passagers clandestins

Toutefois, les investigations, notamment via les données d’Interpol, prouveront qu’ils n’appartenait pas à un groupuscule terroriste et qu’ils tentaient d’émigrer en Allemagne.

Le commandant de bord:

Le commandant de bord Zaharie Ahmad Shah, un malaisien de 53 ans, totalisait plus de 18365 heures de vol. Il était considéré comme un pilote expérimenté et passionné.

Son domicile est perquisitionné le 15 mars, une semaine après la disparition du MH370. Les enquêteurs découvrent un simulateur de vol fabriqué par le pilote. Plusieurs données auraient été effacées. Malgré tout, les analyses permettent d’en récupérer une partie.

Zaharie Ahmad Shah se serait entrainé à atterrir sur des pistes courtes comme on en trouve sur les ilots de la région du Golfe de Thaïlande. Il postait régulièrement des vidéos type tutoriel sur youtube et n’a donc jamais caché l’existence de son simulateur fait maison. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir un pilote passionné s’entrainer sur son temps libre sur des simulateurs.

Faits plus troublants: parmi les données récupérées par le FBI figure un itinéraire de vol similaire à la trajectoire officielle du MH370, jusqu’au sud de l’océan indien. Les enquêteurs découvrent également qu’aucun rendez-vous est noté dans son agenda après le 8 mars.

De quoi soulever des doutes. Avait-il prévu de détourner le MH370 pour le poser dans un endroit inconnu ? Se serait-il entraîné pour planifier son suicide?

Dans les premiers jours, il devient le suspect n°1.

 Un acte terroriste contre le gouvernement malaisien ?

Zaharie Ahmad Shah ne cachait pas sont hostilité envers le gouvernement malaysien. Il soutenait le leader de l’opposition politique: Anwar Ibrahim. Certains supposent que le commandant de bord aurait tenté un demi-tour vers Kuala Lumpur pout y perpétrer un attentat. Le but: venger la condamnation judiciaire d’Anwar Ibrahim. La veille, le 7 mars 2014, un tribunal de Malaisie avait annulé l’acquittement dont il bénéficiait suite à des « accusations de sodomie » visant à l’écarter de la vie politique selon ses partisans.

Les enquêteurs ne trouveront pas d’éléments probants qui prouverait une quelconque affiliation terroriste du commandant.

La piste du suicide

Dès le 17 mars, les données militaires malaysiennes sur la trajectoire du MH370 suivies de celles d’Inmarsat démentent rapidement la thèse du suicide. En effet, un pilote qui veut en finir pique son avion au sol et n’aurait pas attendu 8 heures de vol pour le précipiter dans l’océan indien.

La piste de l’acte volontaire ne donnera aucune conclusion.

Rappelons que dans l’histoire de l’aviation plus d’une vingtaine de suicides en vol se sont produits depuis la seconde guerre mondiale. 
Le dernier cas a ébranlé la Germanwings. Le vol 9525 s’écrase dans les Alpes françaises le 24 mars 2015 faisant 150 morts. Les enquêteurs découvriront rapidement la fragilité psychologique du co-pilote Andreas Lubitz et sa volonté de se tuer aux commandes d’un avion.

 

Le vol Egyptair 990 s’abîme dans l’Atlantique Nord à l’Est des côtes américaines le 31 octobre 1999 faisant 217 morts. Dès le début de l’enquête, le crash divise les enquêteurs égyptiens et américains sur les causes de l’accident. Les premiers défendent la thèse du complot politique alors que le NTSB (National Transportation Safety Board – USA) conclue que le copilote a délibérément plongé le Boeing 767 dans l’océan après avoir cabré les gouvernes de profondeur à pic, coupé les moteurs et prononcé : « Je m’en remets à Dieu ».

 

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