LA BALANCE
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Un milliard de passagers transportés en 2016, 28% du trafic mondial, 32% du trafic européen: le low cost n’a jamais été aussi en forme. Avec 117 millions de passagers, Ryanair devient en 2016 la première compagnie européenne (source: OACI, Organisation de l’Aviation Civile Internationale). Sa rivale EasyJet a transporté pas moins de 77 millions de passagers dans 155 destinations en Europe la même année. Et si les prix sont tirés vers le bas, leurs profits ne font qu’augmenter: 19% de rentabilité chez Ryanair, 12% pour EayjetLe règne systématique des grandes compagnies nationales n’est qu’une histoire ancienne. Les trois méga-compagnies européennes, Air France,  British Airways et la Lufthansa, se défendent par alliances, rachats et créations de filiales low cost pour rester dans l’arène.

 

Alerte sécurité: le poids de la cadence

 

Des lanceurs d’alerte déjà interpellés par les charter dans les années 80 attaquent le système des compagnies à bas coûts. Conditions de travail extrêmes, pratiques accidentogènes, les compagnies low cost éveillent les soupçons quant à la fiabilité de leur système.

Nous avons rencontré le pilote EasyJet Michaël Vantil, membre du SNPL (Syndicat National des Pilotes de Lignes) pour revenir sur le contexte économique du transport aérien européen. Outre les conditions de travail extrêmes, le pilote estime qu' »une guerre de tranchées » menée par des financiers puissants généreraient des failles de sécurité dans certaines compagnies. Pression commerciale et cadences effrénées, il nous dépeint un secteur globalement fiable mais dont la sécurité se heurte à de nouveaux enjeux.

 

« Aujourd’hui, notre rôle est lanceur d’alerte »

 

EasyJet est considérée comme une compagnie stricte en matière de sécurité à l’image de la rigueur britannique dans le secteur de l’aérien. Qu’en pense le commandant de bord après douze ans d’années chez la compagnie low cost?

 

 

 

 

 

Une sécurité élevée autant pour EasyJet que pour la plupart des compagnies en Europe. Toutefois, le pilote explique les nouvelles inquiètudes face à la hausse de la compétitivité.

 

 

 

En augmentant le nombre d’heures de vol, certaines compagnies comme EasyJet et Ryanair pousseraient leurs employés au bord de la banqueroute. Les pilotes doivent tous les jours mener un combat: freiner la hausse croissante de la charge de travail.

 


 

Si la surcharge de travail dans certaines compagnies posent la question de son impact sur la sécurité, d’autres scandales ont particulièrement frappé Ryanair. En cause notamment: la stratégie d’emport minimum de carburant appliquée par la compagnie irlandaise. Une pratique qui serait à l’origine des trois atterrissages d’urgence à Valence (Espagne) faute de réserve de carburant. Une enquête a été ouverte et est toujours en cours. La justice espagnole soupçonne la compagnie d’exercer une pression sur les pilotes pour qu’ils emportent le moins de carburant en vol afin d’alléger les appareils. Car plus un avion est lourd, plus il consomme et coûte cher. Ryanair surveillerait ainsi son staff sur sa consommation de carburant et réaliserait chaque année un classement des pilotes les plus « économes ».

Nous sommes allés à la rencontre d’un ancien commandant de bord qui a accepté de nous parler sous couvert d’anonymat. Il se souvient d’une compagnie qui « déshumanise » et pousse ses pilotes à bout. 

 

« Le cancer de Ryanair »

 

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