LA BALANCE
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« He’s back »

« Do you like balloons Georgie? » »

 

Synopsis

 

Le célèbre récit écrit par Stephen King revient sous forme de remake en deux chapitres. Le premier, sorti le 20 septembre dernier dans nos salles, retrace l’histoire de sept enfants traqués par le clown sanguinaire It, celui qui aura marqué toute une génération à sa première adaptation en 1990. De quoi revenir éveiller notre éternelle peur collective du « tueur d’enfants« .

D’ailleurs, le Trailer officiel ne pèse pas ses mots, il titre dès les premières secondes: « D’après l’histoire la plus terrifiante de Stephen King…« . Et on saisi bien pourquoi. L’innocence meurtrie, traquée et violée, voilà une hantise intergénérationelle qui continue inévitablement de fonctionner dans cette reprise, sortie 27 ans après le premier film. 27 ans, ce délai n’a d’ailleurs rien d’hasardeux.

 

"Do you like balloons Georgie?"

Source: The Daily Gazette

Car It, c’est d’abord le récit d’un clown du même nom – puisque personne n’a jamais pu connaître son identité – qui revient semer la terreur tous les 27 ans, à Derry, petit patelin américain impuissant face à sa propre malédiction.

6 fois plus de disparitions étranges que dans le reste des Etats-Unis – « et c’est pire pour les enfants« , Derry incarne le terrain de chasse d’un guignol sociopathe tout puissant. Un monstre, assoiffé d’innocence aux allures de bouffon joyeux qui vit dans les égoux et sortirait de son sommeil pour frapper chaque génération.

 

La double définition du monstre, par Andry Muschietti

On notera quelques différences de forme dans cette nouvelle adaptation. Pudeur proscrite, le réalisateur Andry Muschietti (Mama) utilise tous les bons ingrédients du gore: sang, dégoulis, fantômes, monstres… Son long-métrage ne laisse donc aucun répit visuel. Le générique du début n’est pas encore fini quand la première victime de « ça » voit son bras mutilé par ses dents tranchantes. De quoi partir en courant, mais le film ne se défini pas dans un voyeurisme constant et nous retient peut-être grâce à l’aspect plus psychologique qu’il propose.

Des thèmes tragiques tels que l’inceste ou la pédophilie sont subtilement suggérés à travers le background des sept enfants traqués. Un triste parallèle entre le mythe du « mangeur d’enfants«  et les monstres de nos sociétés, sans doute bien plus nombreux, qui comme un père pédophile et incestueux viole l’innocence trop souvent dans l’impunité.

« It » dérange, surprend et nous balade entre dégout et sursaut. Un film d’horreur qui jongle avec fiction et réalité sociale, tout ceci relevé d’un humour grinçant et sarcastique. La production du deuxième chapitre est prévue au printemps 2018. Il devrait revenir sur le sort des sept personnages contraints d’affronter à nouveau « ça » 27 plus tard et ainsi endiguer la tragique malédiction de la ville de Derry.

 

 

AllocCiné

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